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L'ergothérapie, c'est quoi ?

" L'ergothérapie s'exerce au sein d'une équipe interdisciplinaire, et sur prescription médicale. Elle intervient tout au long du processus de rééducation, de réadaptation, et de réinsertion des personnes en situation de handicap."
(Définition de l'Association Nationale Française des Ergothérapeutes)

L'ergothérapie sollicite les fonctions déficitaires et les capacités résiduelles des personnes traitées pour leur permettre de maintenir, récupérer ou acquérir la meilleure autonomie individuelle, sociale et professionnelle.

Sa spécificité tient dans l'approche thérapeutique particulière tournée vers l'Homme malade dans sa globalité plus que vers l'organe affecté. L'originalité de l'ergothérapie vient de sa situation au carrefour des sciences médicales, humaines, sociales et technologiques."

L'ergothérapeute, c'est qui ?

" L'ergothérapeute est le paramédical qui accompagne les personnes présentant un dysfonctionnement physique, psychique et/ou social en vue de leur permettre d´acquérir, de recouvrer ou de conserver un fonctionnement optimal dans leur vie personnelle, leurs occupations professionnelles ou la sphère de leurs loisirs, par l'utilisation d'activités concrètes, s'y rapportant et tenant compte de leurs potentialités et des contraintes de leur environnement."
(Définition de la Fédération Nationale Belge des Ergothérapeutes)

L'ergothérapie, c'est pour qui ?

Champs d'interventions :

L'ergothérapeute travaille où ?

Secteur d'activités :

Notre définition de l'ergothérapie

Définition

L'ergothérapeute intervient auprès d'un public très diversifié tant au niveau de l'âge que des situations de handicaps auxquelles les patients doivent faire face.

Les buts de l'intervention ergothérapeutique sont toujours l'autonomie et/ou l'indépendance de la personne dans les différents domaines de la vie quotidienne. Le patient est avant tout une personne, ainsi l'ergothérapeute doit travailler dans une approche holistique de chaque individu et porter sur lui un regard inconditionnel positif. De plus, il est essentiel que l'ergothérapeute travaille en partenariat avec le patient.

Chaque prise en charge doit être personnalisée et élaborée en fonction des attentes et des projets de vie du patient. C'est pourquoi l'ergothérapeute se base en premier lieu sur des données médicales ainsi que sur l'anamnèse de la personne, et qu'une collaboration pluridisciplinaire rend cohérente la prise en charge (collaborateurs : médecin, kinésithérapeute, psychomotricien, orthésiste, prothésiste, orthophoniste /logopède, infirmière, aide-soignante,...).

Voici quelques exemples permettant d'illustrer la définition de l'ergothérapie et le rôle de l'ergothérapeute décrit précédemment. Ils paraîtront quelque peu " clichés " mais sont suffisamment représentatifs pour expliquer le travail de l'ergothérapeute.

Exemples

L'enfant :

La situation : un enfant trisomique âgé de quatre ans et qui fréquente un centre de jour.

L'intervention ergothérapeutique : le plan de traitement peut alors être axé sur l'autonomie au niveau des activités de la vie journalière ( A.V.J), c'est-à-dire la toilette, l'habillage et les repas. D'autre part les praxies ainsi que les orientations spatiale et temporelle peuvent être travaillées afin de permettre l'acquisition des pré-requis des notions scolaires (calcul et lecture) et elles favoriseront une meilleure autonomie dans son contexte environnemental.

L'adolescent :

La situation : un adolescent âgé de dix-sept ans, paraplégique suite à un accident de voiture

L'intervention ergothérapeutique : le plan de traitement ergothérapeutique pourra être basé sur le renforcement physique des membres supérieurs et des abdominaux (tant que possible) afin de faciliter l'utilisation du fauteuil roulant ainsi que les transferts. Concernant la prévention de la douleur et des déformations, l'ergothérapeute enseignera à cette personne les positions et les gestes qui permettront de réduire les risques d'escarres et de rétractions. Les A.V.J et plus précisément la toilette et l'habillage prendront une place importante dans l'intervention ergothérapique. Enfin dans le cadre de la prise ne charge le patient pourra bénéficier de situations réelles de la vie de tous les jours (aller faire des courses ... cela peut demander beaucoup plus d'efforts que l'on peut imaginer), du service de réinsertion professionnelle et de centres pour passer un permis de conduire adapté.

L'adulte :

La situation : un adulte âgé de cinquante ans, victime d'un Accident Vasculaire Cérébral (A.V.C) suite à une rupture d'anévrisme.

L'intervention ergothérapeutique : dans un premier temps l'intervention sera basée sur l’évaluation des capacité résiduelles afin d'évaluer des séquelles consécutives à l'A.V.C. Dans un second temps, il s'agira d'une rééducation physique et mentale afin de permettre à la personne de récupérer le plus de fonctions possibles. Il est difficile d'en dire d'avantage puisque d'une atteinte au niveau du cerveau peut entraîner des tableaux cliniques très divers. Cependant il est important que le patient puisse rester quelque jours en appartement thérapeutique (appartement aménager au sein de l'institution où le patient pourra rester, éventuellement avec son conjoint, afin d'évaluer son autonomie et les situations qui lui posent problème) avant son retour à domicile.

La personne âgée :

La situation : une personne de 92 ans vieillissant sans pathologie particulière, résidant dans une maison de repos.

L'intervention ergothérapeutique : l'ergothérapeute accompagnera cette personne dans sa fin de vie. Elle lui proposera une série d'activités afin de la stimuler physiquement, mentalement, en vue d'un maintien des différentes fonctions résiduelles. D'autres activités individuelles ou collectives auront pour but d'encourager la socialisation ou l'occupation.

« Déficit sensoriel » chez l’enfant, l’adulte ou la personne âgée

La situation : une personne ayant un déficit sensoriel congénital ou acquis, par exemple la vue (malvoyance ou cécité).

L’intervention ergothérapeutique : l’intervention consistera en un accompagnement du patient dans la création de (nouveaux) repères (principalement spaciaux) ; le développement des autres sens (toucher, proprioception, audition, odorat) qui l’aideront à compenser son déficit visuel ; l’apprentissage de (nouvelles) techniques bien séquencées pour permettre l’autonomie dans les actes quotidiens (travail du geste, des déplacements…) ; l’aménagement du domicile et/ou de l’outil de travail ainsi que la mise en place de contrastes pour faciliter le repérage pour les personnes malvoyantes (ex : entre la nourriture, l’assiette et le support) ; un travail au niveau de l’organisation ; enfin, un soutien moral et une revalorisation des performances.

 

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