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Coup de pouce pour ton intervention

Pièges à éviter

Lorsqu'un volontaire ou bénévole arrive dans un nouveau pays, il doit faire attention à ne pas tomber dans certains pièges dus au choc culturel. Par exemple : il peut avoir un sentiment de " mauvais accueil ". Cependant, les " règles " et les habitudes de vie des habitants du pays dans lequel il intervient sont différentes de celle de son pays d'origine, l'attitude parfois distante des gens n'est pas forcément volontaire. Les différences culturelles sont plus frappantes dans le milieu professionnel que dans le tourisme. Attention, on peut avoir tendance à généraliser et à porter un jugement trop hâtif. En raison des différences culturelles, les individus sont souvent plus difficiles à cerner. Une aide intéressante et rassurante est d'avoir des " personnes ressources ", par exemple les responsables de missions, des personnes ayant voyagé ou travaillé à l'étranger, d'anciens expatriés ou volontaires. Le sentiment d'insécurité, légitime quand on débarque dans un pays inconnu, pousse souvent à se regrouper entre personnes parlant la même langue ou venant du même pays. Un repli excessif risque de vous faire rater de nombreuses découvertes et expériences à partager avec la population de votre pays d'accueil ! Il est important de s'investir à fond dans son travail mais il est tout aussi essentiel de vivre en dehors du travail ! Échangez, communiquez et découvrez !

Notions essentielles à prendre en compte

Le respect

Travailler et vivre dans un pays étranger exige un grand respect de la population autochtone. Cet aspect est essentiel pour une véritable adaptation. Le bénévole/volontaire doit garder à l'esprit qu'il n'est pas dans son pays et que les mœurs et coutumes sont différentes de celles qu'il connaît. Ainsi, il doit montrer une volonté d'intégration en respectant les règles qu'elles soient législatives ou culturelles. Un compromis doit être fait entre garder son identité et s'adapter.

La culture

" La culture doit être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social et elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. " (Définition de la " Déclaration de l'U.N.E.S.C.O sur la diversité culturelle" adoptée en 2001) La compréhension des personnes, de leurs comportements et des situations passe par une connaissance de leur histoire, de leurs coutumes et de tout ce qui les influence. Dans la plupart des pays en voie de développement, la religion dominante quelle qu'elle soit s'inscrit dans la manière de vivre.
Ainsi il paraît essentiel de se renseigner de manière approfondie sur l'histoire, les religions et la situation économique du pays d'intervention. Il est possible de trouver des renseignements dans des livres, des revues, Internet (attention à la crédibilité), mais il faut garder à l'esprit que tout ne s'y trouve pas. L'expérience sur le terrain permettra un complément d'informations sur les habitudes ainsi que sur les manières de vivre et de communiquer.

La communication

Le mode d'expression et de communication est différent en fonction des pays. Le bénévole/volontaire doit absolument s'y adapter. Dans la plupart des pays où interviennent les O.N.G., vous rencontrerez des personnes parlant Anglais, Français ou Espagnol. Cependant, dans un souci d'intégration et de respect des personnes chez qui vous êtes, il semble logique d'apprendre au minimum quelques rudiments de la langue locale. La communication ne se résumant pas à la communication verbale, il est très important d’essayer de saisir les rudiments de la communication non-verbale (gestes, regards, attitudes, postures…) influencée par les codes sociaux .

 

 

Pertinence de l’intervention :  

Travailler avec la communauté

Il est important de garder à l'esprit que nul ne détient le " savoir ". Le bénévole ou volontaire devra constamment garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'imposer un point de vue, une manière de travailler ou de vivre mais de proposer une aide ponctuelle, complémentaire des savoirs et expériences que possède le personnel local. Une perpétuelle remise en question des interventions, stratégies et attitudes est indispensable pour une prise en charge cohérente et adaptée. La plupart du temps, un travail d'accompagnement et d'aménagement est effectué avec les familles. C'est un aspect passionnant et indispensable de l'intervention.

En ce qui concerne la formation du personnel local.

La plupart des bénévoles ou volontaires seront amenés à former le personnel local. La manière d'apprendre et d'enseigner est parfois différente (logique cartésienne ou apprentissage par répétition..). Il est donc important de se renseigner et d'adapter sa pédagogie en fonction du public avec lequel on est amené à travailler. Sans formation d'enseignant, préparer un cours, une information ou une formation est généralement plus difficile que ce à quoi l'on s'attend. En effet, les personnes à qui s'adressent les documents écrits et/ou la formation orale n'ont pas forcément de connaissances médicales ou paramédicales. De plus, la manière de communiquer de la population du pays d'intervention peut être différente. C'est pourquoi les premières notes devront être travaillées pour être intelligibles par le public visé.

Aide :

Il peut être intéressant de le faire lire par une personne originaire du pays d'intervention (traducteur, personne bilingue...) afin de bénéficier de ses conseils (rédaction, pédagogie...).

Identification des pathologies

Le diagnostic est généralement posé par le médecin, mais il peut arriver que certains handicaps soient peu "côtoyés" par l'équipe médicale en exercice, et une identification plus précise s'avérera nécessaire pour l'élaboration des objectifs et du plan de traitement. L'ergothérapeute pourra donc être amené à participer à l'identification de la pathologie des patients.

Voir le Guide pour identifier les handicaps (fichier PDF de 1.2 Mo) Avec l'aimable autorisation de D.WERNER , " L'enfant handicapé au village ", par D. Werner Guide à l'usage des agents de santé, des agents de réadaptation et des familles, Lyon, Handicap International, 1991

Les maladies rencontrées

En fonction des pays, les pathologies rencontrées sont parfois différentes de celles rencontrées habituellement dans votre pays d'origine.

Exemple : en fonction du contexte historique : guerre... ; économique ; En fonction de la culture : certains handicaps sont cachés car ils témoignent d'une " malédiction " et sont donc considérés comme honteux.... Afin d'optimiser l'intervention et la prise en charge thérapeutique, il nous semble important que l'ergothérapeute qui projette de travailler à l'étranger se renseigne sur les pathologies qu'il risque de rencontrer ainsi que sur leur évolution et les traitements possibles.

NB : Pour trouver des informations sur les pathologies les plus fréquemment rencontrées dans les différents pays, Internet semble l'outil le plus efficace.

Évaluations

L'évaluation première et les réévaluations ultérieures favorisent une adaptation des objectifs, de la prise en charge et des moyens de traitement. C'est pourquoi elle fait partie intégrante du rôle de l'ergothérapeute et elle est indispensable. Si la structure qui vous emploie ne dispose pas de support d'évaluation, vous pourrez être amené à en trouver par vous-même. N'hésitez pas à faire des recherches sur Internet, à vous adresser à des centres spécialisés dans les pathologies qui concerne le patient ou encore à demander de l'aide ou des informations aux différentes personnes qui visitent ce site (cf : Forum - échangeons nos idées).

Attention : Une évaluation reste une base. Les documents utilisés dans votre pays d'origine ne seront pas forcément utilisables tels quels. Une évaluation pourra souvent être adaptée et complétée en fonction des critères que vous jugerez pertinents, sur le terrain.

Exemple d'évaluation (Fichier PDF de 1.2 Mo) Avec l'aimable autorisation de D.WERNER , " L'enfant handicapé au village " Guide à l'usage des agents de santé, des agents de réadaptation et des familles, Lyon, Handicap International, 1991

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