Les motivations

La pertinence de l'intervention

Le recrutement

Organiser son départ

L'expatriation

La communication

Les motivations

Connaître les raisons pour lesquelles on veut travailler dans le milieu de la solidarité, dans son pays d'origine ou à l'étranger. Il est donc nécessaire de prendre le temps de se préparer en faisant un travail sur soi, personnellement et professionnellement. C’est deux étapes successives sont nécessaires et peuvent être longues … durée très variable d’une personne à l’autre.

Le recrutement

Malgré des campagnes publicitaires qui peuvent être très attirantes, le recrutement des O.N.G. et le travail sur le terrain sont généralement difficiles. Effectivement, la demande pour travailler dans le milieu humanitaire augmente et le recrutement devient sélectif dans les organisations sérieuses. Les actions de solidarité se professionnalisent et recherchent la qualité. Les entretiens, les séances de formations, les mises en situations sont des étapes à franchir et à valider pour être embauché. De plus, l'exercice d'un métier en humanitaire, à l'étranger, est souvent accompagné de difficultés (climatiques, sanitaires, politiques, culturelles ...) auxquelles il est important de se préparer. Il est donc préférable que l’expatrié ait un bon équilibre psychique et physique. D'autre part, il est important de préciser que travailler en « humanitaire » ne signifie pas obligatoirement travailler à l'étranger. Certaines O.N.G. ont également besoin de personnel dans leur pays d'origine.

Trois voies sont envisageables pour poser sa candidature.

  • Répondre à une demande d'emploi parue dans le journal, sur Internet…

  • La candidature spontanée, c'est-à-dire l'envoi d'un Curriculum Vitae et d'une lettre de motivation à tout moment.

  • Enfin il est possible d'assister à une réunion d'information durant laquelle l'O.N.G. présente sa philosophie et le profil des candidats qu'elle attend.

La pertinence de l'intervention

La personne qui travaille en humanitaire ne va pas sur le terrain pour changer le monde mais pour échanger, comprendre, partager des connaissances et un savoir-faire. Ne pas juger et se baser sur les connaissances des personnes que l'on forme ou avec qui l’on travaille est indispensable. « Un(e) jeune diplômé(e) qui partirait avec le désir d’apporter ce qu’il connaît et sait faire et ne penserait pas que l’autre a, aussi, des connaissances et des savoir-faire se tromperait dans son choix. Mieux vaut alors qu’il (elle) décide de passer des vacances exotiques ou qu’il (elle) fasse un voyages d’études ou de découvertes. Il (elle) respectera mieux l’autre ainsi. » (Tison Brigitte, Partir en mission humanitaire Expatriation ? Coopération ? Don volontaire ?, juin 2008).

Ne pas créer un besoin, ne pas créer de dépendance, répondre à une demande... Ne pas nuire.

Organiser son départ

Bien choisir l'organisation avec laquelle on s'engage est essentiel! Il faut être en accord avec la philosophie et les idées maîtresses qu'elle défend. L'engagement implique de promouvoir et de représenter l'organisation. 

Il est indispensable de se renseigner sur le projet, ses impacts  et sa pérennité.   

L'accompagnement de la personne qui s'engage par un responsable de l'organisation dans son pays d'origine et sur le terrain est indispensable. Les personnes ressources doivent être identifiées au préalable.

Se préparer personnellement implique une réflexion sur ses motivations,  sa maturité émotionnelle et sa capacité à vivre loin de ses repères. 

Santé : Se renseigner sur les vaccins à faire, prévoir le matériel à utiliser sur place, si besoin. (Exemples : pastilles pour purifier l'eau, médicaments anti-paludisme...).

Attention : Certains vaccins ne doivent pas être fait plusieurs fois, au risque de provoquer des effets secondaires dangereux (ex : la fièvre jaune).

Il est important de vous renseigner sur la prise en charge de vos soins de santé et les conditions de l’assurance rapatriement, avant votre départ. 

Se préparer professionnellement peut impliquer un stage ou une formation préalable dans le futur domaine d'intervention. En effet, les pathologies rencontrées sont parfois différentes de celles rencontrées habituellement dans votre pays d'origine. Les représentation des maladies et du handicap influencent les prises en soins. Le diagnostic ne sera pas toujours posé et le thérapeute pourra parfois être amené à participer à l'identification des pathologies.

Attention: les évaluations et bilans utilisés habituellement ne seront pas forcément pertinent tels quels!

La communication

Le mode d'expression et de communication peuvent être multiples et différents, en fonction des pays. L’expatrié doit absolument s'y adapter. Dans la plupart des pays où interviennent les O.N.G., vous rencontrerez des personnes parlant Anglais, Français ou Espagnol. Cependant, dans un souci d'intégration et de respect des personnes chez qui vous êtes, il semble logique d'apprendre au minimum quelques rudiments de la langue locale. La communication ne se résumant pas à la communication verbale, il est très important d’essayer de saisir les rudiments de la communication non-verbale (gestes, regards, attitudes, postures…) influencée par les codes sociaux.

Travailler avec un traducteur n’est pas facile… Le manque de maîtrise de la parole et la différence du lien avec l’interlocuteur peuvent déstabiliser au début. Malgré cela, cette personne pourra être une aide dans le travail car en plus d’être un interprète il peut s’avérer être un médiateur culturel. Les formulations et les codes verbaux n’étant pas les même en fonction des zones culturelles, alors soyez patients et développer votre curiosité !

L'expatriation

Il faut se sentir capable de vivre loin de chez soi, dans un pays qui peut-être très différent, les facteurs culturels jouant un rôle très important sur la gestion du quotidien et la pratique professionnelle. Travailler et vivre dans un pays étranger exige un grand respect de la population autochtone et une véritable volonté d'adaptation.

Respecter les différences culturelles, religieuses, d'habitudes de vie ne veut pas dire "y adhérer" mais les "respecter". Un équilibre doit être trouvé entre garder son identité et s'adapter à la culture du pays d’intervention. La compréhension des personnes, de leurs comportements et des situations passe par une connaissance de leur histoire, de leurs coutumes et des différents facteurs qui peuvent avoir une influence. Tout ne se trouve pas dans la littérature, l'expérience personnelle et les échanges sont indispensables et passionnants!

Préparation au retour

Une mission se compose en trois parties : la préparation, l’intervention et le retour. Chaque partie a son importance et nécessite un investissement personnel et professionnel. Le retour, n’est surtout pas à négliger ! Cette dernière période aura des résonances émotionnelles et professionnelles propre à chacun.

Mise au point personnelle : Il est préférable de prévoir quelques jours à son retour de mission sans aucune grosse responsabilité et de s’accorder ce temps pour se reposer et faire le point : prendre du recul par rapport à l’expérience vécue et envisager son avenir. Ce temps est nécessaire afin de retrouver de nouveaux repères dans son environnement qui paraît à la fois, familier et différent de celui que nous connaissions. Il faut donc trouver le juste milieu entre les temps individuels et les temps collectifs (avec ses proches) qui apportent du soutien.

Il n’est pas toujours simple de partager son expérience, ses ressentis avec ses proches… Il peut arriver de ressentir un manque de compréhension ou d’intérêt de la part des interlocuteurs qui ne connaissent pas le contexte dans lequel la personne a vécu. C’est pourquoi il est souvent bénéfique et très agréable d’échanger avec d’autres anciens volontaires/expatriés.

 

Mise au point professionnelle : Il est essentiel de prendre le temps de faire un « debiefing ». Ces moments de réunions sont très souvent proposés par les organismes qui envoient des professionnels sur le terrain. Si ce n’est pas prévu, la personne peut le demander ou s’adresser à d’autres organismes spécialisés dans ce domaine. Le « debriefing » permet de transmettre ce qui a été réalisé, de remettre de l’ordre dans toutes les expériences vécues lors de la mission, de prendre du recul, d’évacuer les tensions ou émotions... Ces données seront très précieuses pour le volontaire et pour l’organisation/l’association qui l’a embauchée. Suite au « debriefing » ou plus tardivement, le volontaire se questionnera peut-être sur son éventuel choix de futur dans le domaine de l’humanitaire. Si le souhait de faire une nouvelle mission est réel, il sera nécessaire de reprendre les trois étapes d’une mission (préparation, intervention, retour). Notons que, suite à une mission humanitaire, son engagement dans l’exercice de ses fonctions au sein de son pays d’origine peut-être modifié. Il nous semble intéressant d’être à l’écoute des ses ressentis afin d’améliorer sa pratique.

 

Citons « Résonance humanitaire » comme association française qui a choisi de s’investir auprès des expatriés de retour de mission. 

Résonances Humanitaires s'est fixé 2 objectifs :

- Valoriser l'expérience des expatriés de la solidarité internationale sur le marché de l'emploi.

- Prévenir au mieux certaines difficultés récurrentes en retour de mission.

http://www.resonanceshumanitaires.org/index.html

Préparation au départ

Différents statuts peuvent être proposés, en fonction des organisations et associations 

Différents statuts peuvent être proposés, en fonction des organisations et associations 

Exemple de centres de formations qui permettent d'approfondir la réflexion sur ce thème

www.cap-ergo.org               cap.ergo@yahoo.fr

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